BIOGRAPHIE COURTE

 

Après un parcours couronné de succès au CNSMD de Lyon où s’épanouissent ses talents de compositeur et son goût pour la recherche musicale, Bertrand Plé continue aujourd’hui de créer une musique exigeante et nourrie de techniques d’écriture inventives, lesquelles sont le fruit des collaborations avec les interprètes pour lesquels il compose.



BIOGRAPHIE CLASSIQUE

Bertrand Plé (1986) a étudié la trompette, le jazz, les musiques actuelles, l’histoire de la musique et la musicologie, l’harmonie et la composition, la musique à l’image au CRR de Lyon et à l’Université Lumière Lyon 2. Il obtient le Master de composition contemporaine du CNMSD de Lyon dans la classe de Robert Pascal puis Philippe Hurel avec la note historique de 20/20 et soutient un mémoire intitulé  Musique et homogénéité : temps, espaces et ensembles homogènes sous la direction de Frank Langlois. Il parachève ses études à l’IRCAM où il suit le cursus de composition et informatique musicale. Par la suite, il enseigne au conservatoire de Nîmes et à l’université de Saint-Etienne et continue à présenter son travail théorique et artistique à travers des conférences et des ateliers. Sa musique est jouée régulièrement par des ensembles français (Court-circuit, Zellig, Spirito, Alkymia, etc.) et internationaux (KLM Berlin, Divertimento, etc.). Son travail suscite l’intérêt de compositeurs de premier ordre (Tristan Murail, Mickael Lévinas, Martin Matalon, Frank Bédrossian, Yann Robin, Mauro Lanza, etc.). Il a reçu à plusieurs reprises l’aide à l'écriture d'une œuvre musicale du Ministère de la culture (anciennement commande d’état) et de nombreuses commandes de concours et de festivals (Manifeste, Toulouse Mélodie Française, etc.).

 


BIOGRAPHIE DÉTAILLÉE

 

Né en 1986, Bertrand Plé devient compositeur par la voie des musiques actuelles. Il a d’abord été trompettiste dans diverses formations et au CRR de Lyon où il étudie aussi l’harmonie et le jazz, avant de se prendre au jeu de l’arrangement et de la création. Après des études de musicologie à l’Université Lumière Lyon 2, où il se passionne pour l’esthétique enseignée par Costin Cazaban, ainsi que pour la méthodologie de la recherche et la typographie enseignées par Gérard Streletski, il entre au CNSMD de Lyon en composition contemporaine. Les deux professeurs successifs de la classe ont singulièrement marqué son parcours : Robert Pascal lui a notamment transmis la rigueur et la minutie de la gravure musicale, et Philippe Hurel, avec qui il a approfondi et développé ses conceptions formelles et structurelles, lui a permis d’entrevoir la réalité du métier de compositeur.

 

Sous la direction de Franck Langlois, il soutient un mémoire intitulé Musique et homogénéité : temps, espaces et ensembles homogènes. Cette recherche est en lien avec son travail de composition puisque les pièces pour ensembles homogènes tiennent une place importante dans son catalogue et lui offrent un espace d’expérimentations tout à fait fertile. Ainsi, réflexions théoriques sur l’homogénéité et écriture à voies égales lui ouvrent des perspectives innovantes sur les notions de leurre et d’illusion sonore, transpositions musicales des anamorphoses et trompe-l’œil d’artistes comme Maurits Cornelis Escher, Felice Varini, Julian Beever, Patrice Hamel ou encore Georges Méliès – une vision particulière du lien entre musique et image qu’il entretient depuis son master de musique appliquée aux arts visuels.

 

Passionné par l’« artisanat » de l’écriture, il considère que la gestation du matériau musical avec l’interprète, l’édition et la gravure musicale, l’organisation et l’optimisation du travail de répétition, mais également la médiation, la communication autour de ses œuvres (il prend grand soin à décrire son travail dans les avant-propos de chaque pièce où dans des conférences) et l’enseignement, font aussi partie de son quotidien de compositeur. Son investissement dans tous ces aspects du métier lui a permis d’obtenir en 2016 la note historique de vingt à son master en composition contemporaine.

 

Son écriture est engagée sur deux fronts : le développement de techniques polyphoniques et la recherche de nouveaux matériaux sonores. D’un côté, les musiques extraeuropéennes l’inspirent beaucoup, en particulier celles d’Afrique où certaines pratiques musicales reposent sur une frénésie collective, de l’autre, avec la complicité des interprètes, il cherche à faire évoluer la technique instrumentale et à développer les modes de jeux. L’explicitation d’espaces acoustiques et l’utilisation de la microtonalité complètent la palette sonore de son langage, dont la cohérence structurelle et harmonique est l’assise.

 

Son passage au cursus IRCAM (2017-2018) lui a fourni les compétences nécessaires pour appréhender les enjeux musicaux liés aux nouvelles technologies. L’électronique et la MAO (musique assistée par ordinateur) font parties intégrantes de son langage musical ; celles-ci prolongent ses réflexions sur les matériaux sonores homogènes (par diverses techniques de synthèse), sur le concept de polyphonie à voix égales (modélisation algorithmique) et lui permettent de formaliser des outils efficaces pour développer et ordonner sa pensée compositionnelle.